10 rituels pour passer à autre chose après un divorce

Notre société a beaucoup changé et peu à peu nous avons éliminé tout ce qui touche à la mort, au deuil, à la séparation.

Les rites civils, religieux, traditionnels sont ainsi devenus de plus en plus absents de notre vie alors qu’ils sont indispensables. Ils permettent, en effet, de donner du sens à certains évènements de la vie, notamment toutes les situations de passage (naissance, puberté, mort…) et de perte, dont le divorce fait partie.

Les rites permettent également de marquer la fin de quelque chose par des actions symboliques, les rituels, qui activent fortement notre mémoire sensorielle. Ils permettent l’expression des émotions et le partage, ce qui est nécessaire aux êtres de relation que nous sommes.

Peu de rites existent aujourd’hui à propos du divorce, à nous de les inventer ! Je peux vous y aider aussi si vous en ressentez le besoin.

Voici quelques pistes d’inspiration pour créer des rituels autour du divorce :

Le rituel du faire-part de divorce

:

Il s’agit de faire une lettre ou un « faire-part » de divorce pour informer tous ceux qui, de près ou de loin, faisaient partie de la vie du couple. Chacun apportera ses idées ou ses désirs, de façon ouverte et créative, exactement comme pour un faire-part de mariage ou de décès.

Pour arriver à cette étape, mieux vaut attendre que la colère contre l’autre ait pu être exprimée et que le climat soit suffisamment apaisé pour en parler à 2, entre ex-conjoints. Cela peut être très « guérissant ».

La cérémonie du divorce :

Rituels-autour-du-Divorce2

Elle pourra se dérouler dans une chapelle ou un lieu neutre de rencontre : salle privée, hôtel, chez des amis commun (hors famille), dans la nature …

Vous choisirez un maître de cérémonie, un ami, ecclésiaste, thérapeute…Ensemble, vous pourrez choisir des textes, poèmes, musiques qui ponctueront la cérémonie.

Chacun des conjoints préparera pour cette occasion une lettre personnelle dans laquelle il aura écrit ses peines, ses souffrances, ses regrets, ses frustrations, endurées pendant le mariage.

Le rituel de la dissolution de l’union

:

Prévoir une coupe métallique et des allumettes.

Le maître de cérémonie lira un texte ou une prière avant de procéder à la dissolution de l’union des deux conjoints en brûlant leurs lettres personnelles préparées à l’avance, symbole de la transformation de leur vie de l’état de couple à celui de personnes séparées.

Le rituel de désengagement

:

Chaque conjoint dira à l’autre la fin de son engagement et le début d’une nouvelle relation basée sur le respect.

Le rituel des alliances

:

On retire les alliances, symbole d’union, et on fait le projet de les remettre à un bijoutier afin d’en faire un petit bijou pour chacun des enfants. On peut également avoir fait cela avant et on remettra alors à chaque enfant ce bijou, symbole de l’amour de ses deux parents.

Le rituel du ruban

:

Les enfants du couple se placent entre leurs deux parents qui leur disent qu’ils ne sont pas responsables de leur séparation et qu’ils s’engagent mutuellement à cultiver leur amour pour eux.

Un long ruban entoure la mère et ses enfants puis le père et ses enfants, puis la mère et le père. En musique, on procède alors à la rupture du ruban que l’on coupe uniquement entre les deux parents, seul lien coupé ; les enfants restant liés à leurs deux parents.

Le rituel de l’arbre

:

On peut aussi choisir de planter un arbre ensemble, symbole de vie, pour tout ce qui a été vécu et construit ensemble et qui va fructifier.

Conclusion

: toutes ces actions sont symboliques. Elles connectent au passé, définissent le présent et montrent le chemin du futur. Elles sont « constructives » car elles facilitent le travail de deuil  qui suit le divorce et permettent le lâcher prise.

Pour en savoir plus : « Lâcher prise » de Rosette POLETTI et Barbara DOBBS

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4 moyens pour dire à votre enfant que vous l’aimez

Pour qu’un enfant  soit heureux, se développe et s’épanouisse pleinement, il a besoin avant toute chose de se sentir aimé de façon inconditionnelle et sans réserve. C’est un besoin vital. Il doit savoir que vous l’aimez et l’aimerez quoiqu’il fasse. Le défi consiste à savoir comment manifester cet amour à votre enfant.

Pour répondre à cette question, je m’inspire d’un médecin américain, Ross Campbell, qui a su trouver quatre moyens extrêmement simples, il suffit d’utiliser :   le contact visuel, le contact physique, l’attention concentrée et la discipline aimante (à ne pas confondre avec la punition…).

Aimer par le contact visuel

Le contact visuel, c’est regarder directement votre enfant dans les yeux. Ce contact est vital. Il sera d’autant plus agréable et efficace s’il est accompagné de  sourires et de mots agréables.

Il ne doit pas être réservé aux circonstances positives sinon il serait « conditionnel ». Attention également à ne pas utiliser ce contact uniquement pour donner des ordres ou faire des critiques, ce serait une erreur car votre enfant vous verrait alors de façon négative. Attention encore à ne pas éviter le contact visuel de façon volontaire pour punir l’enfant car cela pourrait être désastreux.

Les yeux d’un enfant commencent à fixer les objets entre deux à six semaines. Le bébé s’efforcera alors de chercher d’autres yeux qu’il fixera pour se nourrir émotivement et affectivement.

Les enfants apprennent par imitation. Si nous donnons à un enfant un contact visuel soutenu, aimant et positif, il fera la même chose et sera capable de s’affirmer et  susceptible d’acquérir estime et confiance en lui.

Aimer par le contact physique

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Toucher votre enfant est le moyen le plus évident de manifester votre amour : baisers, étreintes, caresses, prendre sa main, l’ébouriffer, lui mettre la main sur l’épaule…Là encore, ce besoin est simple et vital et il est dommage de constater que de nombreux parents ne touchent leur enfant que lorsque cela est vraiment nécessaire (pour les aider à s’habiller, se laver…) ou qu’ils abandonnent les contacts au fur et à mesure que l’enfant grandit. Or, l’enfant, tout comme l’adulte d’ailleurs, a besoin d’être touché pour sentir qu’il existe, qu’il est reconnu et aimé, et cela aussi bien par sa mère que par son père.

Il est très important de donner ce contact aussi bien aux garçons qu’aux filles. Souvent d’ailleurs, ils en ont encore plus besoin qu’elles. En grandissant ils auront en effet besoin de contacts « virils », jeux de mains, prises, placages ou bagarres simulées de boxe et de lutte.  Le besoin de contact physique d’un garçon ne cesse jamais. C’est une façon de leur accorder une attention aussi authentique que les baisers et les caresses, même si cela ne remplace pas cette  première forme d’affection.

Chez les filles, le besoin de contacts physiques tendres augmente avec l’âge et atteint son paroxysme vers l’âge de onze ans, âge critique car elles ressentent un besoin très fort de recevoir des contacts visuels très abondants, une attention soutenue et des contacts physiques venant surtout du père, afin de se préparer à l’adolescence en acquérant une image de soi et une identité sexuelle positives qui leur permettront de s’accepter en tant que femme. A vous de jouer les pères ! Vous pouvez vraiment aider votre fille à s’accepter en lui montrant que vous l’acceptez vous-même en lui donnant l’affection nécessaire avec les 4 principes développés ici.

Aimer par l’attention concentrée

L’attention concentrée consiste à donner à votre enfant une attention totale, de façon à ce qu’il se sente unique et spécial, complètement aimé et considéré et qu’il ressente sa valeur profonde puisque vous lui montrez, en prenant du temps avec lui, qu’il est digne d’intérêt et qu’il est votre priorité.

Soyez, en effet, capable de faire la différence entre l’urgent et l’important et organisez- vous pour planifier votre temps. Vos enfants vont grandir tellement vite !. Lorsqu’un enfant sent qu’il est « tout seul » avec sa mère ou son père ou qu’il l’a « tout à lui » et qu’à ce moment, il est « la personne la plus importante au monde pour vous, le but de l’attention concentrée est atteint. C’est un besoin essentiel pour chaque enfant.

1) Mettez du temps de côté pour être avec lui « tout seul »

2) Planifiez ce temps  pour chacun de vos enfants sans privilégier celui ou ceux qui attirent le plus l’attention. Chaque enfant a les mêmes besoins. L’enfant peu exigeant est particulièrement vulnérable pour cette raison ce qui risque de poser des problèmes tôt ou tard.

Ce temps peut être très court, quelques minutes, mais ces minutes peuvent faire des miracles ! C’est, en effet, le moyen le plus puissant de remplir ou de garder rempli, le « réservoir affectif ».

Aimer par une discipline aimante

Il faut contrôler la conduite d’un enfant de manière la plus intentionnée et la plus affectueuse possible.

1)    Pratiquez l’écoute active

L’écoute active, c’est écouter un enfant de façon à ce qu’il se sente compris.

2)    Donnez des encouragements

3)    Cherchez ce dont il a besoin

En particulier si votre enfant se conduit mal, ne le punissez pas mais demandez-vous plutôt, ce dont il a besoin : contact physique ? Visuel ? Attention concentrée ? C’est probablement que son « réservoir affectif » est vide et qu’il a besoin d’être rechargé.

4)    Distinguez sa personne de ses actes

Aimez-le, même si vous n’aimez pas ce qu’il fait.

5)    Donnez-lui des responsabilités

6)    Soyez ferme sans être désagréable

7)    Demandez au lieu d’ordonner

8)    Pardonnez et excusez-vous

Pardonnez et excusez-vous si vous sentez que votre punition a été inappropriée, voire disproportionnée. La punition doit toujours être proportionnelle à la faute et adaptée à l’âge de l’enfant. .Après la punition, alors que votre enfant pleure, laissez-le seul tout en restant à proximité. Attendez que les pleurs cessent puis donnez à votre enfant une abondance de contacts visuels et physiques pour le rassurer et qu’il se sente aimé.

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Quand et comment partager une activité avec votre enfant ?

Partager une activité avec votre enfant c’est lui témoigner une attention concentrée afin qu’il se sente aimé et lui permettre de développer son intelligence.

Prévoir de la disponibilité

« Rien de grand ne se fait sans prendre du temps ».Consacrez chaque jour un moment, même très court si vous travaillez, pour partager une activité avec votre enfant et vivre un moment privilégié. Pour les mères au foyer, vous pouvez choisir de faire une sorte de rituel, par exemple de pratiquer votre activité après la sieste du matin et de l’après midi. Outre les progrès que fera votre enfant et qui vous donneront plaisir et fierté à tous les deux, vous lui témoignerez de la sorte une attention de qualité qui lui donnera le sentiment d’être important, reconnu et de se sentir confiant et heureux.

Choisir le bon moment

Quand on propose une nouvelle activité, un nouveau jeu ou nouveau travail à un enfant, il ne faut pas le faire n’importe quand et n’importe où. Il y a, en effet, des moments où l’enfant est plus disponible et réceptif qu’à d’autres. Il ne doit ni avoir faim, ni être fatigué. Il faut une ambiance calme et sereine pour vous  comme pour lui. Si vous avez quelque chose d’urgent à faire ou si vous êtes contrarié(e) ou en colère, remettez à plus tard ou au lendemain. De même, si votre enfant n’est pas intéressé, rangez le jeu et remettez à plus tard.

Quand-et-comment-partager-une-activité-avec-votre-enfant

Faire une démonstration solennelle, lente et posée

Isolez la difficulté.

Proposez une seule chose à la fois.

Faites les choses progressivement.

Si votre enfant tend la main et veut essayer, laissez-le intervenir. S’il se trompe, ne lui dites pas «  Tu te trompes, ce n’est pas ainsi » mais : « Viens, nous allons ranger. Demain nous recommencerons ».Et le lendemain, il est probable, que l’œil, la main, l’intelligence, auront une impression de « déjà vu » et votre enfant aura beaucoup plus de chance de réussir. Pour l’enfant, ce n’est pas le résultat qui compte mais l’apprentissage, l’exercice, la répétition de cet exercice.

Limiter le temps

L’activité ne doit pas durer trop longtemps ( dix minutes maximum) . L’adapter à l’âge de l’enfant,  à ses capacités d’attention et à son intérêt.

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La violence verbale et psychologique dans le couple

Comment repérer la manipulation perverse dans un couple ?

« On a tous une faille en nous par laquelle on peut être manipulé. »

Dans la vie, il est des rencontres positives et riches qui nous invitent à donner le meilleur de nous-mêmes mais il est aussi, malheureusement, des rencontres qui nous minent et qui peuvent finir par nous briser.

Un individu, peut, en effet, réussir à en démolir un autre par un processus de harcèlement moral. Il arrive même que l’acharnement se termine par un véritable meurtre psychique.

Cette forme de violence ne laisse pas de trace, elle agit sournoisement, par petites touches déstabilisantes, elle est donc difficile à prouver.

Notre société s’est longtemps montrée aveugle devant cette forme de violence indirecte, agissant dans le secret du quotidien du couple ou de l’entreprise, mais, depuis 2010, un décret pénal l’a enfin reconnue ! Désormais, la violence psychologique qui passe notamment par la parole, d’où le terme de violence verbale, est reconnue et punie par la Loi, passible de trois à cinq ans d’emprisonnement.

C’est une violence perverse qui s’exerce à différents degrés selon la « pathologie » de l’agresseur lequel sera plus ou moins pervers, utilisant systématiquement la violence verbale comme outil de destruction. La violence concerne surtout les femmes, ce sont elles les victimes dans la plupart des cas.

Qu’est-ce-que la violence verbale et psychologique dans un couple ?

La violence verbale et psychologique dans le couple

« Il s’agit d’un processus inconscient de destruction psychologique, constitué d’agissements hostiles évidents ou cachés, d’un ou de plusieurs individus, sur un individu désigné, souffre-douleur au sens propre du terme. Par des paroles apparemment anodines, par des allusions, des suggestions ou des non-dits, il est possible de déstabiliser quelqu’un, et progressivement de le détruire psychiquement » MF HIRIGOYEN « Le harcèlement moral » 2006, Pocket

Telle est la définition du docteur Marie-France HIRIGOYEN, qui emploie pour la première fois le terme de pervers narcissique en 1990.

L’agresseur s’attaque à l’identité de sa victime et lui retire toute individualité, le traitant comme un objet en prenant le pouvoir sur lui., dans une relation dominant/dominé. Cela renvoie à la notion d’abus, qui débute par un abus de pouvoir, se poursuit par un abus narcissique au sens où la victime perd toute estime d’elle-même, et peut aboutir à un abus sexuel.

Au début de la relation toxique, cela commence par un simple manque de respect qui s’exprime par de la violence verbale. Il peut s’agir de jugements, de remarques, de critiques toujours négatives, d’humour, d’ironie, de sarcasmes, de dérision. Ces mots violents vont devenir habituels et s’intensifier pour devenir des insultes, des injures, des humiliations et des menaces. Chaque mot, chaque intonation, chaque allusion va compter. Chacun pris séparément peut paraître anodin mais leur ensemble crée un processus destructeur.

La victime, à son insu, va être entraînée dans un jeu mortifère, mené par un homme en qui elle a confiance et qui agit de façon perverse, en donnant le change quand il est en société où il brille généralement et où il est apprécié.

Ce mode de relation qui vise à dénigrer et à nier l’autre progressivement, à le manipuler de façon insidieuse, subtile et permanente, est une violence perverse. On est passé de la violence verbale à la violence psychologique, véritable pathologie qui débouche sur une dépendance affective qui se met en place sur des mois ou des années.

Comment se construit le processus pervers ?

C’est un processus en trois phases qui passe par la séduction, l’emprise et la destruction.

La séduction perverse

Cette première phase peut se dérouler sur plusieurs années Elle se construit progressivement pendant les premiers temps de la relation par un processus de séduction. C’est en fait une phase de préparation à la soumission future pendant laquelle la victime est déstabilisée et va perdre petit à petit confiance en elle.

violence psychologique/seduction

Il s’agit d’abord pour l’agresseur, de la séduire en brillant, en faisant tout pour l’attirer irrésistiblement, en satisfaisant et en anticipant ses besoins, en l’impressionnant par des attentions toutes plus délicates les unes que les autres, en comblant ses attentes et ses désirs, en brillant de fantaisie, d’inventions…Tout parait magnifique et beau, trop beau… ! C’est une période d’excès où la victime « perd la tête », est grisée, enfin elle se sent aimée et prend confiance ! Tout se prépare pour l’attirer dans les filets de la dépendance, comme une proie.

Le pervers va jouer également pendant cette période idyllique, sur la fascination et sur la protection. Petit à petit, il va influencer sa victime et la manipuler en jouant sur sa sensibilité et ses vulnérabilités. Petit à petit, elle perd tout sens critique, toute possibilité de rébellion et sa liberté…

L’emprise

Il ne s’agit plus, dans cette phase d’argumenter d’égal à égal mais d’imposer, en empêchant la victime de discuter et de résister.

L’emprise, c’est la domination intellectuelle ou morale dans une relation de domination où la victime adhère. Cela peut passer par des menaces plus ou moins voilées ou des intimidations pour affaiblir la victime. Petit à petit, cela va se durcir et elle va se retrouver piégée comme dans un filet ou une toile d’araignée, tenue à disposition de son agresseur, ligotée psychologiquement, comme anesthésiée et sans conscience de l’être.

Il y a trois dimensions principales dans l’emprise :

  1. Une dimension d’appropriation par dépossession de l’autre.
  2. Une dimension de domination où l’autre est maintenu(e) dans un état de soumission et de dépendance.
  3. Une dimension d’empreinte, où l’on veut laisser une marque sur l’autre.

C’est donc une phase d’invasion psychique et de fragilisation. On est bien dans un processus pervers.

Les manœuvres de pouvoir et de contrôle sont d’abord anodines mais vont devenir de plus en plus violentes, surtout si la femme résiste car le pervers a toujours peur du pouvoir de l’autre et lutte pour conserver le sien. La victime obéit d’abord pour faire plaisir à son partenaire ou pour le « réparer » puisqu’il a l’air malheureux. Elle pense, à tort, que si elle se montre docile, il pourra mieux l’aimer et l’apprécier. Mais, petit à petit, elle obéira par peur.

Pendant cette phase, l’agresseur maintient, en effet, une tension chez sa partenaire qui équivaut à un énorme état de stress. Il ne va cesser de détruire en elle toute son estime d’elle-même en usant de différents processus destructeurs, comme le dénigrement, l’humiliation, la jalousie, le contrôle. Il va, par ailleurs, mettre en place un processus d’isolement autour d’elle réduisant à néant son réseau relationnel familial ou amical, ce qui l’affaiblira encore davantage puisqu’elle ne pourra plus disposer d’aucun soutien. Elle est entièrement à sa merci, il la tient.

La destruction

A ce stade, la souffrance est devenue constante. La victime est à bout, épuisée.

femme triste violence psychologique dans le couple

L’agresseur poursuit son travail destructeur en utilisant un mode de communication pervers. Il refuse la communication directe et le dialogue. Au lieu de relier, cette forme de communication éloigne et empêche l’échange. Sa voix est froide, blanche, monocorde, cassante. Sa parole est blessante. Il déforme le langage pour entretenir la confusion, il dit des choses contradictoires ou paradoxales, il utilise des termes savants, techniques pour que l’autre soit perdu(e) et ne comprenne plus rien. Il use du sarcasme, de la dérision, du mépris. Il ment, désoriente, se moque. Il enfonce sa victime pour garder seul la tête hors de l’eau. Pour garder le contrôle il utilise le paradoxe en disant quelque chose verbalement et le contraire dans le non verbal ou le ton employé.

Tous ces mécanismes pervers ont pour but de déstabiliser la victime, qui, en effet, va se mettre à douter de ses pensées et de ses affects. Elle doute en permanence, est dans la confusion et pense qu’elle devient folle. Il a réussi à lui montrer qu’elle ne vaut rien. Elle va s’enfoncer dans différents états selon ses ressources personnelles amoindries : le mal être, l’angoisse, la maladie, l’alcool, la dépression ou le suicide.

Quel est le profil des personnes qui sont dans la dépendance affective ?

Pour qu’il y ait dépendance affective et violence verbale et psychologique, il faut à l’origine du couple, deux personnes qui ont chacune un profil bien particulier. D’un côté, le prédateur, de l’autre la victime. Les deux ont souffert dans leur enfance d’un même manque, le manque affectif.

Le prédateur ou manipulateur :

  • Ce sont souvent des personnes qui sont fascinées par l’argent et le pouvoir.
  • Elles sont dans la séduction et la comédie.
  • Elles verrouillent toute communication.
  • Elles nient la personne qu’elle considère comme un objet.
  • Elles sont dans le déni, le défi, le délit ;
  • Elles alternent compliments et critiques simultanément, provoquant un « chaud/froid » permanent.
  • Elles s’expriment dans un sens et agissent dans un autre usant d’injonctions paradoxales, donc incohérentes, ce qui provoque doutes et confusion.
  • Elles renversent les situations, mentent et culpabilisent.
  • Elles s’octroient des droits spéciaux et s’arrangent pour être insolvables dans les procédures

La victime :

  • Ce sont souvent, à l’origine, des personnes dynamiques, créatives, affectueuses, riches d’émotions, pleines de qualités et très intelligentes.
  • Elles sont généreuses, « sauveuses », « suiveuses », dans l’abnégation d’elles-mêmes et le soutien de l’autre qui passe toujours avant elles.
  • Elles ont le cœur sur la main.
  • Elles sont vulnérables, ont peur de l’abandon et ont besoin d’être aimées et rassurées.
  • Elles ont une grande fragilité intérieure et identitaire.
  • Elles sont souvent très amoureuses et maternelles ; elles donnent trop.
  • Avec le pervers, elles sont dans le déni, le doute, la culpabilité, la honte, la passivité, le sacrifice, la soumission.

Quelles sont les conséquences de la violence verbale et psychologique dans le couple, sur les victimes ?

Pour la femme :

Les conséquences vont être à la fois physiques, psychologiques et sexuelles.

La femme est perpétuellement dans la confusion, le doute et surtout la peur. Elle projette en permanence comme si son agresseur était présent et dans la pièce. Il est effectivement perpétuellement dans sa tête et elle est conditionnée par les remarques qu’il pourrait dire ou ce qu’il pourrait faire. Cela provoque en elle un énorme état de stress et de fatigue physique et psychique. Elle appréhende en permanence, est sur la défensive.

La femme victime s’angoisse également beaucoup pour ses enfants et culpabilise de ne pouvoir les protéger et de leur donner l’image d’une mère et d’une femme qui n’est pas à la hauteur et qui ne réagit pas à la violence subie.

Elle devient totalement dépendante affectivement, psychologiquement et économiquement. Pour supporter, elle « se dissocie » psychiquement et s’anesthésie en consommant des médicaments ou de l’alcool, tombant là aussi dans la dépendance. La victime devient soumise, isolée, sans aucune estime d’elle-même. Elle développe des symptômes « post traumatiques » : paranoïa, cauchemars, dépression. Quand on subit des violences, on développe, en effet, soit des conduites addictives, soit des conduites d’évitement.

Physiquement, elle n’a plus de force et donc se néglige. Elle s’habille mal, ses cheveux sont sales, elle se laisse aller. Elle manifeste des douleurs chroniques et présente des maladies psychosomatiques, comme l’eczéma, le psoriasis, la fibromyalgie, l’endométriose. Ces manifestations peuvent être liées, par ailleurs, aux violences sexuelles et physiques qu’elle subit ou risque de subir. Si la sexualité a pu être au départ l’espace de pratiques nouvelles et excitantes, il est fréquent qu’elle devienne malheureusement par la suite, un espace dégradant où la victime est utilisée et considérée comme un objet. La violence physique et le viol conjugal sont bien sûr punis par la loi.

Par ailleurs, quand on subit des violences, on peut développer, ce qu’on appelle une mémoire traumatique qui va impacter profondément la victime et lui faire revivre, à l’identique, sous forme de flash-backs, de douleurs, de terreur, ce qu’elle a subi.

Pour les enfants :

Les enfants sont malheureux, victimes eux aussi et incapables de se protéger. Ils considèrent les agressions comme normales puisqu’ils ne connaissent pas d’autres modèles parentaux. Ils vont ressentir assujettissement envers le parent toxique et abnégation envers le parent victime. Ils vont soit s’identifier au parent le plus fort et imiter le parent toxique, soit s’identifier au plus faible et imiter le parent soumis.

Dans la fratrie, les rôles vont se distribuer différemment. L’enfant « difficile » endossera celui du rebelle pour se protéger de la perversion. L’enfant « fasciné » se mettra dans un état de sidération où il subira la perversion sans pouvoir s’en protéger. L’enfant « préféré » sera choisi par le pervers comme héritier de la perversion, il fera alliance avec son père et sera donc gratifié pour cela.

Les enfants pourront présenter les mêmes symptômes psychosomatiques et psycho traumatiques que leur mère.

Comment guérir de l’emprise et de la violence verbale et psychologique ?

Si vous vous reconnaissez dans tout ce qui est décrit dans cet article, sachez qu’il existe une solution : la rupture. Vous y avez sans doute pensé de nombreuses fois mais vous êtes restée malgré tout, souvent pour les enfants. Vous ne vouliez pas qu’ils soient privés de leur père et souffrent d’abandon, comme vous-même.

Ce père, votre compagnon, a réussi à vous vider littéralement de toutes vos qualités, de votre substance vitale et de votre personnalité. Vous ressentez honte et culpabilité et c’est normal. « Ce sont les conséquences normales d’une situation anormale. »

Pour vous reconnecter à vous-même et activer votre instinct de survie au milieu de toutes les souffrances que vous subissez, vous devez consulter. Vous devez absolument sortir de votre isolement pour être soutenue, vous préparer à la rupture et vous reconstruire, en apprenant à mieux vous connaître, en particulier connaître vos blessures ou traumatismes d’enfant, à l’origine de votre statut de victime. Vous devez comprendre ce qui s’est joué pour vous faire tomber dans un tel piège.

qui choisir conseillere conjugale ou psy

Attendez d’être plus forte et d’avoir commencé à être accompagnée avant de vous séparer. Ne consultez pas en couple car votre partenaire reprendrait l’avantage et le pouvoir sur vous, vous privant de l’aide attendue. Le fait de consulter va vous préparer et vous protéger. Soyez vigilante et sachez que l’annonce de la rupture peut vous mettre en danger, votre agresseur peut aller jusqu’à la violence physique ou sexuelle. Parfois, c’est d’ailleurs cet « électrochoc » qui donne le courage de porter plainte et de sortir du silence.

Appelez le 3919. Cherchez le Centre de Planification le plus proche, choisissez une conseillère conjugale, un thérapeute ou un médecin. Vous avez besoin d’une personne ressource, d’un professionnel, qui saura vous écouter, vous croire, vous comprendre et vous aider.

Avec elle vous restaurerez toute la confiance que vous avez perdue et développerez votre estime de vous-même. Elle vous aidera à penser de nouveau, à prendre des décisions, à mettre des mots sur ce que vous vivez, à décrypter les mécanismes de la violence et à couper les fils de l’assujettissement. Avec elle vous reprendrez conscience et espoir pour pouvoir ensuite vous affirmer et passer à l’acte, rompre et entreprendre des démarches dans ce sens en vous protégeant de la Loi et en faisant valoir vos droits. Elle renforcera aussi votre rôle éducatif de mère et de parent et vous encouragera car elle sait que c’est possible d’en sortir, même si cela prend du temps.

L’enjeu est de vous faire de nouveau confiance en vous appuyant sur vos ressources personnelles et vos qualités.

« Commençons par nous aimer nous-même sans jamais nous perdre de vue. »

Avec elle vous serez soutenue pour libérer votre colère et entamer le combat de la séparation car ce processus, s’il est libérateur, se fera dans la douleur et la culpabilité, car les pervers narcissiques se posent alors en victimes abandonnées et lésées. Ils n’hésiteront pas à devenir des procéduriers tenaces et vicieux pour garder un lien et la main sur la victime avec violence.

« Face à un pervers, on ne gagne jamais. Tout au plus peut-on apprendre quelque chose sur soi-même. » MF HIRIGOYEN

 

Subir de la violence verbale et psychologique dans le couple est destructeur. On peut parler de meurtre psychique qui se met en place progressivement sur des années en suivant un processus en trois phases, qui part de la séduction pour préparer ensuite à l’emprise puis aboutir à la destruction psychique. Pour cela, il faut deux profils particuliers de personnes au départ, une personne qui donne en permanence et de façon disproportionnée : la victime, et une personne qui prend de façon disproportionnée en considérant l’autre comme un objet et en l’assujettissant de façon perverse : l’agresseur. On peut alors parler de pervers narcissique et de codépendance affective.

Pour sortir de ce piège, la victime n’aura pas d’autre choix que de trouver le courage de se séparer en trouvant le soutien d’une personne extérieure, professionnelle qui l’aidera à faire le pas et à se reconstruire, en travaillant sur le présent, l’avenir, et surtout le passé, afin qu’elle comprenne qu’il y eu dans l’enfance des blessures et des carences, voire des traumatismes qui ont déclencher ce profil de soumission et qu’il faut les soigner.

N’hésitez pas à me contacter.

Pour aller plus loin :

« Le harcèlement moral » Marie-France HIRIGOYEN, Pocket, 2006

« Vaincre la codépendance » Melody BEATTIE, Pocket, 2005

Site du docteur Muriel SALMONA

 

 

 

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Comment Oser demander

Pour conserver une bonne estime de soi et bien communiquer, il est important d’oser demander tout simplement ou d’apprendre à le faire.

Oser formuler des demandes claires permet d’éviter de nombreux conflits.

Cette démarche pourtant simple, est plus difficile pour les femmes lesquelles ont du mal à exprimer clairement, directement, ce qu’elles veulent, préférant laisser l’autre deviner, ce qui entraine de nombreuses déceptions et frustrations.

Elles doivent pourtant apprendre à considérer qu’une demande non formulée n’a pas à être prise en compte (comment notre partenaire pourrait il deviner alors qu’il est totalement différent de nous et qu’il ne fonctionne pas du tout comme nous !)

Une communication adulte et saine suppose, en effet, que chacun soit responsable de la satisfaction de son propre besoin et non d’attendre que l’autre le satisfasse. Pour cela, il faut oser demander.

Comment formuler une demande pour bien communiquer ?

oser-demander2

Une demande doit être claire, directe, courte, réaliste, concrète, affirmative (dites ce que vous voulez et non ce que vous ne voulez pas) et surtout négociable.

Ne pas confondre demande et exigence ce qui provoquerait la colère de votre partenaire et des conséquences négatives.

La faculté d’oser demander, repose sur notre sécurité et notre force intérieure. Cela suppose que nous soyons prêts à entendre le « non » de l’autre sans en faire une affaire personnelle, sans nous déprécier, sans lui en vouloir. S’il refuse, il faudra simplement chercher ensemble une solution qui satisfasse les deux parties.

Conclusion :

Oser demander simplifie les rapports et permet de nous respecter nous-mêmes en tenant compte de nos besoins. Apprendre à les connaître sera essentiel pour développer notre confiance et devenir libre.

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2 objets indispensables quand on a des enfants

Tableau noir :

Je vous propose ci-dessous quelques exercices très progressifs pour développer la dextérité manuelle et graphique  de votre enfant, de façon la plus fine possible, en isolant à chaque fois la difficulté :

Cela va préparer l’écriture. Plus votre enfant se servira de son tableau et y dessinera, mieux il sera prêt à écrire plus tard, et mieux il écrira, sans effort, puisque sa main, ses doigts, auront été entraînés et seront prêts.

Vous pouvez utiliser 3 temps :

  1. Je montre
  2. Je propose à mon enfant de m’imiter
  3. C’est mon enfant qui propose et moi qui imite

Il va adorer !

Attention, n’oubliez pas qu’entre chacune des  étapes (correspondant à chaque n°), il peut se passer plusieurs jours,  voire plusieurs semaines et même mois !

mirroir-tableau-noir2

Pré-écriture n°1 :

  1. Donner à votre enfant une craie (pas trop longue, coupez-la en deux si elle est neuve), avec solennité Souvenez-vous, exagérez la mise en scène et l’importance de ce grand travail que vous allez lui montrer !  Commencez à « gribouiller » sur le tableau avec des  tout petits gestes, sur une petite partie du tableau, puis dites-lui : « A ton tour », « Vas-y » et félicitez-le !
  2. Faites la même chose avec des grands gestes, très amples ; vous pouvez « occuper » tout le tableau.
  3. Maintenant, une surprise ! Nous gribouillons quelque chose et lui va effacer, à chaque nouveau modèle, avec un chiffon doux. Magique !
  4. Idem, mais cette fois avec une éponge humide. Choisissez une petite éponge (ou coupez-en une) adaptée à la taille de sa main.
  5. Idem mais cette fois, c’est lui qui va laver et rincer l’éponge. Pour cela, prévoyez un petit seau de plage, à moitié rempli d’eau, posé sur un plastique au sol ou surélevé sur un petit tabouret ou une marche, pour qu’il soit plus à sa hauteur. C’est un geste très intéressant que celui de mouiller, presser, rincer,  lâcher, avec les deux mains. Cela va stimuler les muscles de la main et affiner sa souplesse.
  6. Donnez lui, toujours avec solennité, une craie de couleur! (Vous changerez la couleur tous les jours  par exemple.)
  7. Donnez à votre enfant une craie dans chaque main et demandez-lui de dessiner avec les deux mains en même temps ! Essayez vous aussi, vous allez être surpris(e) ! Cet exercice développe les deux hémisphères du cerveau en les faisant se connecter ensemble, ce que nous ne lui demandons pas assez  souvent…°

Pré-écriture n°2

:

  1. Dessinez un motif simple ( I  /  _   X +  L  T) et demandez à votre enfant de le reproduire, d’abord en grand, puis de plus en plus petit.
  2. Introduisez des courbes: ronds, vagues, spirales:
  3. Dessinez des petits dessins simples à base de formes géométriques : maison, arbre, fleur, bonhomme …
  4. Choisissez un de ces dessins avec lui et faites le lui reproduire dans une zone du tableau que vous délimiterez en traçant un cercle ou un rectangle. Il devra en remplir tout l’intérieur.
  5. Idem mais en couvrant entièrement le tableau. Vous pouvez décider ensemble de la taille des motifs, vous pouvez aussi le faire à deux, en remplissant ensemble, ils aiment bien.
  6. A la place de la craie, votre enfant va maintenant utiliser son index qu’il va tremper dans un petit pot d’eau (prendre un gobelet ou un pot de yaourt en verre, c’est plus lourd et du coup plus stable).
  7. Idem avec le pouce, puis deux doigts.
  8. Utilisez un gros pinceau, de peintre par exemple. Le tableau étant sec et propre, demandez à votre enfant de peindre en le badigeonnant, tout le tableau. Le tremper dans l’eau régulièrement.
  9. Idem avec un petit rouleau à peinture d’écolier.
  10. Diminuez désormais progressivement la taille du pinceau jusqu’à arriver à la taille correspondant à celle d’un crayon.
  11. Passez désormais aux lettres « Bâton»  Reprenez la craie blanche du début. Commencez par les plus simples  I, T, L,F ,V, X,  A, Z,Y ,H , N,  M, W, K ,  une à chaque séance, voire deux. Variez la taille dans vos modèles.
  12. Passez aux lettres arrondies: O, C, U, Q, P, D, G, J, B  Suivant l’âge et la façon dont l’enfant va réagir, vous pouvez aussi en traçant la lettre, prononcez le son correspondant ( mais pas le nom de la lettre !, juste le son ! (ex : « T » se prononce « TTTTTT » et pas « Té ou Te)
  13. Associez deux lettres ensemble (AB, GH etc…) puis 3 puis 4.
  14. Vous pourrez ensuite écrire des mots

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Mieux communiquer avec votre ado

Nous le savons tous, la période de l’adolescence est traversée de turbulences telles que les parents peuvent se sentir perdus face aux réactions de leur ado, pris entre leurs différentes peurs et la difficulté d’appliquer leurs règles et leurs valeurs. Souvent, les parents sont maladroits, déstabilisés, voire tristes, du fossé qu’ils voient se creuser petit à petit entre eux et leur ado.

Les adolescents, de leur côté, vivent un gros bouleversement au niveau de leur corps d’abord puis au niveau de leur cœur et de leur tête. Ils deviennent fragiles, instables, en quête de deux réponses fondamentales aux questions : « Qui suis-je ? » « Vais-je plaire et être aimé ? ».Ils vont devoir passer par des hauts et des bas pour trouver leur nouvelle identité, s’accepter et devenir autonomes. Ils auraient alors bien besoin, dans cette période de « turbulences », d’écoute et de compréhension de notre part pour les aider à faire le passage de l’enfance à l’âge adulte.

Je vous propose dans cet article, de vous donner des suggestions, des outils (cf : A. FABER et E. MAZLISH) pour améliorer votre relation avec votre ado et mieux communiquer ensemble. Il va s’agir de lutter contre nos réflexes réactifs afin d’apprendre à l’écouter vraiment, à accueillir ses sentiments pénibles pour qu’il puisse les affronter et régler par lui-même ses problèmes. En effet, c’est  la façon dont nous allons réagir avec lui aux petites choses du quotidien qui améliorera ou détériorera la relation.

Règle d’or : Critiques, jugements, reproches, sermons, menaces = poison dans la relation.

Mieux-communiquer-avec-votre-ado

Écoutez-le vraiment

Quand il vous parle :

  1. Arrêtez ce que vous êtes en train de faire
  2. Regardez-le dans les yeux
  3. Ne dites rien, retenez vos réactions, ne l’interrompez pas !
  4. Validez ce qu’il dit à l’aide d’un mot, d’un son,  ou d’un geste (ex : « oh, mm, je vois, ah.., oui… »)
  5. Accueillez ce qu’il vous dit et reflétez-lui avec des mots ce qu’il ressent L (ex : « Tu sembles… », « Je m’aperçois que tu es très en colère », « Tu as l’air triste et malheureux », « Je vois que tu es contrarié »)
  6. Jouez la carte «surprise» en faisant preuve d’imagination ou en utilisant l’humour (ex : « Comme ce serait super si les sweats oubliés pouvaient s’envoler et retourner tout seuls vers leur propriétaire… », « Ton travail n’est pas fait, le mieux serait qu’il neige comme cela tu n’irais pas en cours… »)
  7. Acceptez ses sentiments tout en redirigeant son comportement

(« J’entends que tu as très envie d’aller à cette soirée et en même temps tu t’es engagé auprès des Martin pour garder Ségolène comme chaque vendredi, donc ils comptent sur toi »)

Suscitez sa coopération

Pour cela, votre attitude et votre langage doivent rester respectueux car c’est ce qui va lui permettre de vous entendre puis de coopérer.

Règle d’or : On peut être ferme sans être désagréable.

Exemple de situation : Votre enfant met la musique à fond dans la maison.

Quand un comportement vous dérange, à la place des ordres et des reproches, optez pour les propositions suivantes :

  1. Décrivez le problème : les faits (ex : Dites-lui calmement, « Je suis incapable d’entendre si quelqu’un m’appelle ou sonne à la porte »)
  2. Dites comment vous vous sentez (ex : « Je me sens envahie » ou « Ca me casse les oreilles »)
  3. Donnez des renseignements pour qu’il devienne plus responsable (ex : « Quand on écoute des choses très fortes, cela peut abimer l’audition »)
  4. Donnez-lui deux choix (ex : « Tu préfères baisser le volume ou fermer la porte en baissant juste un peu ? »)
  5. Dites-le avec un seul mot ! Pas de discours ni de verbe (ex : « Volume !  »  ou « Mes oreilles! »)
  6. Exprimez vos valeurs (ex : « Nous devons tenir compte des autres et nous assurer qu’ils peuvent, ou qu’ils sont d’accord, pour supporter un gros volume sonore »)
  7. Faites quelque chose d’inattendu (ex : « Postez-vous devant lui en bouchant vos oreilles avec vos deux mains » « Augmentez vous-même le volume  encore davantage»)
  8. Utilisez l’écrit, sur un papier, écrivez (ex : « On est plusieurs dans la maison, plus bas, ce serait tellement mieux ! »)

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Le « Blessingway » : Rituels pour célébrer la grossesse et la naissance

Issu de diverses traditions et civilisations (comme celle des Navajos), un « Blessingway » est une fête, une cérémonie d’aujourd’hui, pour célébrer la future maman, la mettre à l’honneur, la préparer et lui donner un maximum de forces et de ressources pour vivre l’accouchement dans la confiance, l’assurance et la paix.

Cette cérémonie a lieu dans le dernier trimestre de la grossesse, entre femmes, le but étant de réinventer et de réhabiliter toute la puissance des rituels, pour célébrer la grossesse et la naissance.

Une maîtresse de cérémonie est désignée pour orchestrer la fête selon les envies et les critères de la future maman qui choisira ses invités, leur nombre, et le type d’activités qu’elle souhaite vivre dans son « Blessingway ».

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La prise en compte de ces critères et de l’éveil des cinq sens, conditionneront une cérémonie réussie.

Divers ingrédients pourront alors composer la fête :

Lectures orales de textes choisis ou composés, témoignages positifs, prières, vœux pour la maman et le bébé, musique, cadeaux, bougies odorantes.

Les soins du corps seront également un apport précieux : bains, massages, coiffage, moulage du ventre au plâtre. de même toute expression créative : chant prénatal, mandalas, ouvrages  individuels ou collectifs (collier de naissance, patchwork, poncho de portage, tapis d’éveil…)

Toutes ces idées de rituels créatifs et spirituels seront de véritables clés pour replacer la grossesse et la maternité dans leur dimension sacrée et célébrer la vie.

Je peux vous aider à préparer cette cérémonie avec vous ou l’organiser pour vous de façon personnalisée, n’hésitez pas à me contacter.

Pour en savoir plus : « Blessingway » de Nathanaëlle BOUHIER-CHARLES

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La sexualité : une éducation a la vie (Parents)

01Au-delà de l’information, la sexualité, c’est toute une éducation qui se met en place et s’élabore dès la naissance à travers de multiples expériences familiales et quotidiennes. La sexualité, c’est tout simplement une éducation à la Vie.

Cette éducation inclut :

  • L’éducation au Plaisir

Eveillez-le dès sa naissance (et même in utéro) à tous les plaisirs des sens. Eveillez son potentiel sensoriel en développant les 5 sens de 1001 manières, offrez lui une palette riche et nuancée

Ex : la beauté naturelle d’un paysage, le soleil qui se lève, la caresse du vent qui frémit, l’odeur alléchante d’un gâteau qui sort du four, les feuilles qui crissent sous nos pas, faites-lui un petit massage au moment du change ou du bain, chuchotez-lui quelque chose…

  • L’éducation au Respect

Respectez-le dans sa pudeur, son intimité, sa chambre, son courrier…De telle sorte qu’il puisse à son tour respecter les autres un jour.

Ayez les mêmes égards avec lui qu’avec vos amis ou des adultes que vous recevriez.

  • L’éducation au Respect de soi

Permettez-lui de dire NON s’il n’a pas envie afin qu’il fasse confiance à ses intuitions et à ce qu’il ressent.

Ecoutez-le. Faites-lui confiance.

S’il se respecte, on le respectera.

  • L’éducation à la frustration

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Apprenez-lui à attendre, à différer, au lieu d être satisfait tout de suite, ce sera plus facile pour lui ensuite, et à l’adolescence en particulier où il devra apprendre à maîtriser ses pulsions et ses désirs.

  • L’éducation aux gestes de l’Amour

Donnez du sens à ces gestes. Il y a des gestes faits pour l’amitié, l’affection, et d’autres pour l’amour. Apprenez-lui cela.

Changez votre comportement au fur et à mesure de son évolution et de sa croissance, mettez des frontières.

  • L’éducation à la Responsabilité

Permettez-lui d’exprimer ses émotions (colère, joie, peur, tristesse).

On n’est pas responsable de ce que l’on ressent (émotions) mais on est responsable de ce qu’on en fait (actes).

  • L’éducation à la Parole

Nous sommes des êtres de langage. Dites à votre enfant des paroles chargées de sens et d’émotion. « Dites l’amour » Dites-lui que vous l’aimez. Exprimez vos sentiments, en couple, bien sûr, mais aussi devant lui, avec lui, pour lui permettre plus tard de mieux vivre ses relations amoureuses.

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